La noix de Grenoble, elle vient vraiment de Grenoble ?

C’est une question que tout le monde se pose…

Un petit peu d’histoire

Ce petit fruit à coque issu du noyer est l’un des arbres les plus anciens à être cultivé. Les hommes du Paléolithique le cultivaient déjà et l’auraient ensuite introduit durant l’Antiquité en Perse, en Grèce, puis en Italie par les Romains.

Ce petit fruit était utilisé par les médecins pour ses vertus nutritionnelles et c’est introduit notamment dans le sud-est de la France pour son climat favorable et alpin au XI siècle dans la région du Dauphiné qui regroupe les départements de l’Isère (dont la ville de Grenoble est la préfecture), la Drôme et les Hautes-Alpes.

C’est au 19e siècle que la noix de Grenoble va proliférer en favorisant la culture du noyer à la place des vignes qui ont été victimes d’attaques d’insectes appelés « Phylloxera ».

La noix de Grenoble n’arrêtera plus de s’exporter par la suite en Europe puis dans le reste du monde.

Et d’où ça vient le nom Noix de Grenoble ?

 

Au début du 20e siècle, d’autres producteurs étrangers s’emparent du marché international en vendant des noix mixtes de mauvaise qualité pour l’exportation à faible coût.

Les agriculteurs de la vallée de L’Isère cognent donc du poing sur la table et s’unissent pour délimiter une aire géographique et une exigence dans les savoir-faire de la production de la noix.

C’est donc en 1938 que la noix recevra l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) sous le nom de « Noix de Grenoble », ce qui marquera l’histoire, car il s’agira du premier fruit à recevoir ce titre ! L’aire géographique de l’AOC pour la noix de Grenoble couvre donc 259 communes sur trois départements dont 183 en Isère, 47 dans la Drôme et 29 en Savoie.

Bon, il faut savoir aussi qu’ils ont un peu débattu entre eux dans le choix du nom entre « Noix de Grenoble » et « Noix de Tullins », Tullins étant considéré comme le centre historique de la noyeraie, mais au final « Noix de Grenoble » a été jugé plus vendeur pour le marché international !

 

Et saviez-vous qu’il existe trois types de variétés de noix qui bénéficient de l’AOC ?

  • La Franquette : La plus populaire
  • La Mayette
  • La Parisienne

Ces variétés sont donc cultivées à l’intérieur de l’aire délimitée et subissent un traitement réglementé.

 

De nos jours, la plupart des «noix de Grenoble» que nous retrouvons sur le marché sont les fruits du noyer commun, qui ne proviennent pas nécessairement de cette région du monde.

Ah oui et le saviez-vous ?

 La noix est transformable de nombreuses façons ! 

Il est possible d’en faire du vin, du beurre, de  l’huile (à éviter pour la cuisson) même qu’à une certaine époque on s’en servait pour l’éclairage, teindre des meubles, et bien sûr tu peux cuisiner son cerneau à l’infini !

 

C’est un fruit super santé ! Alors, régalez-vous 🙂