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Comment nourrir toutes les facettes de l’être : NousRire s’est entretenu avec Mathieu Gallant à ce sujet.

Mathieu Gallant est enseignant et conférencier en méditation, en géosophie et en géobiologie. Il est également cofondateur de Crudessence, cofondateur de Rise Kombucha et cofondateur de l’école de Géosophie.14117878_10153611247486403_3963557679919314076_n

NousRire est un groupe d’achat d’aliments biologiques et écoresponsables en vrac partout au Québec  portant des valeurs humaines et écologiques.

 

Montréal

Le 24 août 2016

 

NR : Mathieu Gallant, peux-tu nous expliquer ce qu’est la géosophie?

MG : Le terme géosophie provient des racines géo, qui veut dire « Terre », et sophie, qui signifie « sagesse ». Il s’agit de ramener les gens vers une connexion profonde à la sagesse de la Terre, en toute conscience de soi, mais surtout vers la conscience collective. On cherche à reconnecter avec l’organisme avec lequel on cohabite, comme les cellules qui fonctionnent en harmonie avec le corps humain, afin de passer à une prochaine étape d’évolution : une conscience planétaire. La géosophie est une vision spirituelle laïque, une science appliquée de l’esprit, mais sans être dogmatique ni religieuse et ne reposant pas sur la dévotion ni sur des croyances. geosphie

Au sein de la fondation de Géosophie, nous proposons des ateliers et des formations sur des moyens d’incarner la spiritualité au quotidien, au lieu de s’en tenir à l’intellectualisation. C »est très intéressant car il peut s’agir d’un grand défi. Les formations reposent sur trois grands axes : la connexion du parcours spirituel avec la Terre ou le réseau planétaire, l’incarnation et le côté ultra pratique et expérientiel de la chose, et l’ouverture du cœur. Au bout de la ligne, c’est très concret.

 

NR : Crois-tu que l’alimentation biologique contribue à bien nourrir toutes les couches de l’être, même au-delà du corps physique?

MG : Les retombées sont  indéniablement positives, ne serait-ce que grâce au respect, à la cohérence entre les valeurs et les actions. S’alimenter bio est un geste d’amour pour la Terre et pour le corps, ce qui nourrit le corps émotionnel, même si ce dont celui-ci a le plus besoin, ce sont des relations… quoique l’alimentation biologique permet aussi d’entretenir des relations plus harmonieuses (par exemple, quand on réfléchit au lien entre les producteurs, les fournisseurs et les acheteurs). Quant au corps énergétique, il se nourrira mieux d’un aliment biologique et cru dont la vitalité est bien plus grande que celle d’un aliment ayant été irradié ou maltraité. Du point de vue holistique, on n’a pas d’autre choix que d’aller vers une alimentation biologique.

 

NR : Quelles sont les diverses couches de l’être que tu considères importantes de nourrir?

MG : La première couche est la couche physique, celle à laquelle nous nous sommes le plus attardés lorsqu’il a été question de se nourrir. La deuxième couche est mentale, la troisième est le plan émotionnel de l’être, qui est toujours sous-alimenté et a tendance à vampiriser. La quatrième et dernière couche est constituée du corps énergétique, aussi appelé éthérique, dans lequel on retrouve notamment les méridiens et les chakras. Chacune des différentes couches a besoin d’une alimentation adéquate et qui lui est propre. Mais souvent, comme on ne comprend pas très bien ces différentes couches et on les nourrit mal! On mange des chips ou de la crème glacée quand le corps émotionnel a faim, alors que ce dont il a réellement besoin, c’est de l’amour, de l’énergie pure, vivante.

C’est la même chose pour le corps énergétique, qui est souvent atrophié… il existe une façon de le nourrir qui lui est propre. Quant au corps mental,  on lui donne souvent de la junk, comme certains médias-poubelles, ou encore la télévision… tout cela n’est pas du tout nutritif. Le but est de nourrir le corps mental de façon à le faire passer du concret, mécanique, obstiné, vers l’abstraction, la créativité, l’ouverture, et l’intuition.

Tant que les différents corps sont affamés, on ne peut pas espérer incarner notre spiritualité. Pour faire évoluer les différents corps, il importe de les faire évoluer ensemble, en quelque sorte, car une nourriture de l’esprit ou de l’âme à voltage très élevé qui arriverait dans un corps qui n’y serait pas préparé pourrait causer un inconfort.

 

NR : Quels sont tes conseils pour nourrir les diverses facettes de notre être?

Heart shaped food
MG : La clé pour nourrir le corps énergétique, c’est de le relier au corps énergétique de la nature. La fonction de l’ego est de nous faire sentir séparés du monde… dès que le corps énergétique se met en relation avec son environnement énergétique, il se nourrit. C’est ce à quoi sert la géobiologie : prendre soin d’un lieu, le dynamiser… juste le fait d’aller se promener en nature et de faire des câlins aux arbres nourrit le corps énergétique. Le canal central est l’équivalent du système digestif du corps énergétique; il permet de puiser dans les énergies cosmiques et les énergies de la Terre afin de s’en nourrir.

Le corps émotionnel, s’il n’est pas soutenu par le corps énergétique subtil, ne pourra pas se soutenir ni conserver son énergie . Il voudra toujours vampiriser et aura  besoin des autres, car il ne pourra pas se remplir par lui-même . C’est pourquoi l’amour de soi et la désintoxication émotionnelle sont essentiels. C’est comme un poisson déshydraté en plein milieu de l’océan…La géosophie propose une thérapie par la nature : les plantes, les animaux, les minéraux….

Le corps mental, on le nourrit notamment avec des lectures : textes sacrés, philosophie, physique quantique, etc. Cela va pousser le mental concret à s’ouvrir au mental abstrait. On nourrit également le corps mental grâce à la méditation. Celle-ci va permettre au mental abstrait de s’ouvrir et de recevoir de l’information. C’est là qu’on va pouvoir commencer à entendre l’intuition. Il ne s’agit pas d’essayer d’arrêter le mental et d’être tout simplement « en paix », c’est impossible! Il faut plutôt tenter de l’apprivoiser et de le guider. En ce sens, il  est préférable d’axer la méditation sur l’action mentale, la visualisation créatrice et la collaboration avec les autres forces de la nature. Quand on médite, on peut  se connecter au « inner web » et sentir qu’on médite avec des milliers et des millions de personnes, et même des milliards : tous ceux du passé et de l’avenir, car le temps n’existe plus, dans le mental. Ainsi, en devenant un genre de terminal ou point d’ancrage, on a accès à une énorme masse d’énergie spirituelle, même si on est seul dans son salon.

Le mental a tendance à se fermer et  à ruminer les mêmes concepts, les mêmes idées.  Il est bon de l’ouvrir. La méditation est l’outil par excellence pour nourrir le mental mais pour l’ouvrir, il faut apprendre à philosopher, à accepter l’abstraction. Le silence est nécessaire pour nourrir le mental aussi… on ne peut nourrir un enfant qui court partout!

 

NR : Comment la fondation de géosophie aide-t-elle à se nourrir pleinement?

Buddha mit Bambus, Massage Steinen und Schale mit BlütenMG : Grâce aux ateliers, aux formations et aux cours qui permettent d’apprendre à nourrir adéquatement la famine inhérente de l’être. Notamment grâce aux cercles de méditation, à la danse, au yoga, au chant… mais aussi grâce à des processus soutenus, comme celui que nous offrons étalé sur un an qui s’appelle la formation du Guerrier de la lumière, et qui est essentiellement un processus de déconstruction de toutes sortes d’acquis et de reconstruction consciente. La géobiologie soutient une profonde et urgente reconnexion au corps énergétique de la Terre, ainsi qu’à notre propre âme et à l’âme du groupe. C’est une expérience bien plus facile à vivre en groupe que seul.

Lorsque la nutrition des différents corps est bien alignée, de façon volontaire, elle est tellement puissante que ça nous bouscule. Vu que nous sommes un contenant capable de recevoir ce « choc nutritionnel », nous pouvons nous réjouir, car ce n’est plus un gourou qui nous pousse ni un sage qui nous fouette; c’est l’énergie d’amour qui vient nous bousculer et nous faire évoluer.

 

NR : Aimerais-tu partager autre chose aux lecteurs aujourd’hui?

MG : NousRire, comme certains de mes projets, me font penser qu’on vit à une époque où il est bon de connecter les personnes entre elles, mais surtout les différents groupes pour ainsi former de nouveaux réseaux d’intelligence collective. C’est une vision fractale de l’organisme. Je crois que c’est en faisant communier et collaborer les différents groupes ensemble qu’on arrivera à créer une conscience planétaire.

Prochaine période de commandes du 18 août au 3 septembre. Rejeter