Manger biologique à moindre coût que conventionnel

S’il fut un temps où s’alimenter bio coûtait plus cher, la situation a bien évolué!

Moyennant quelques ruses et une certaine vigilance, jumelées à la conviction, s’approvisionner en biologique sans se ruiner, c’est possible!

Voici quelques astuces et motifs qui t’aideront à adopter ou à amplifier ce mouvement déjà en marche!

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Se regrouper, acheter en vrac et localement

Acheter judicieusement de plus grandes quantités ou partager ses achats avec ceux de la famille, des amis et des collègues sont quelques-unes des stratégies qui permettent de réaliser des économies substantielles tout en faisant des provisions de bons aliments bio.

Un autre avantage est qu’on trouve toujours quelque chose dans le frigo ou dans l’armoire pour inspirer les menus du jour, limitant ainsi les pertes d’énergies et les dépenses imprévues que peuvent engendrer les multiples allers-retours à l’épicerie. Une manière de libérer du précieux temps et des sous pour faire ce que l’on aime, avec ceux que l’on aime.

Au sein d’une économie solidaire associant les acteurs d’amont en aval, du producteur au participant, la mise en commun procure un pouvoir d’achat et d’action décuplé. Cette dynamique valorise aussi les produits et leur chaîne de production en étant financièrement profitable pour tous, guidée par une politique des justes coûts.

C’est notamment la mission de NousRire et du Réseau des Fermiers de famille, à laquelle s’ajoute également celle de faire confluer les efforts dans l’atteinte de l’objectif zéro déchet. La centralisation des livraisons en des points de chute communs et commodes, en plus de supprimer les frais associés à avoir pignon sur rue, contribue aussi à la réduction de l’empreinte carbone. Tous ces enjeux vont de pair!

Bref, il s’agit de prévoir l’ensemble… ensemble.

Cultiver et cuisiner

En synergie avec ces démarches, durant la saison estivale, pour se procurer fruits, légumes, verdures et herbes biologiques à petit frais, quoi de mieux que d’avoir ces denrées à portée de main, en pot sur son balcon ou dans son jardin de cour ou communautaire. Le coût d’achat de semences ou de plants est minime considérant la récolte qu’ils produisent, sans compter la fraîcheur imbattable et le réel bonheur que procure cette culture!

Autres mesures pour réduire la facture : manger en suivant le rythme de ce que les saisons nous apportent, s’approvisionner en fruits et en légumes bio et locaux à bon prix dans les marchés publics, faire ses germinations et ses lactofermentations à la maison, etc.

Et quand il faut passer à l’épicerie à l’improviste, une bonne habitude à prendre est de privilégier l’achat des aliments biologiques offerts en spécial plutôt que de se procurer des aliments spécifiques issus de la culture conventionnelle.

Faire un tour du côté de la section des amochés, des naturellement imparfaits et autres denrées à la date de péremption avancée offre aussi de bonnes opportunités d’économie, si on popote sur-le-champ, quitte à congeler.

En plus, ces pratiques amènent à faire des trouvailles et à être créatif en cuisine, déjouant ainsi la routine!

En cuisinant, on gagne sur toute la ligne : c’est le meilleur moyen d’économiser et d’être proactif sur sa santé, en tirant profit du plaisir qu’entraîne le travail avec les aliments. Dans cette visée, L’académie Végétale offre des cours super stimulants pour faire le plein d’idées et de techniques.

Penser le coût

Plus que jamais, il faut considérer le facteur économique comme l’un des constituants des multiples éléments à prendre en compte dans  nos choix alimentaires. Car les modes de production peuvent représenter un coût social et environnemental élevé bien que caché, lourd à porter pour les écosystèmes humains et non humains. Sachant aussi que l’agriculture laisse une empreinte écologique importante, mieux vaut que celle-ci soit positive.

La permarculture, telle que pratiquée et transmise par notre partenaire Mycélium, permet à cet égard de prendre soin de la Terre et de ses habitants de façon viable et durable pour ceux-ci.

Dans une étude dont les résultats ont été publiés récemment dans le Devoir, des chercheurs ont par ailleurs confirmé que le rendement des cultures biologiques s’accroissaient sur les parcelles de terrain où on avait adopté le mode d’agriculture biologique depuis au moins deux ans. Cette productivité peut aussi permettre de garder les prix bas.

Chaque geste compte.

À cet effet, il existe tout un réseau d’initiatives à travers le Québec qui œuvrent de façon écoresponsable dans divers champs d’activité. L’annuaire lespagesvertes.ca, d’ailleurs partenaire officiel de NousRire, les rassemble et nous les fait découvrir!

Prendre part

Le mouvement entraîne le mouvement. Plus on achète bio, plus les prix baissent!

Cette dynamique d’ensemble soutient aussi le travail des producteurs bio et favorise l’arrivée de nouveaux joueurs motivés par cette demande exponentielle.

S’approvisionner en bio convoque une manière de penser et d’agir allant résolument de pair avec un budget équitable.

Contribuons à inverser le courant pour faire du bio la culture usuelle et accessible pour tous!

Petit grain va loin…